Brest après la guerre, une classe ( instituteur non identifié) Ainsi passaient les jours. Ainsi passèrent les années. À l’automne qui suivit un maître débutant ayant été nommé pour dédoubler sa classe, il fallut me résoudre à laisser derrière moi ma chère...
Brest après la guerre, la cité commerciale Le lendemain matin, parée comme une mulâtresse de Saint-Pierre, Rachel posait sur les glacis sa boutique d’épices. Le même jour, au début de l’après-midi, Man Anna nous habillait de frais, nous faisait défiler...
Brest après la guerre, les enfants des baraques Il ne neigeait jamais dans ce pays, ou alors tellement peu que ça ne vaut même pas la peine d’en parler. La Saint-Michel passait en laissant derrière elle une grosse quinzaine de beau temps, puis, décidé...
Brest après la guerre, intérieur d'une baraque Madame Haristarque enseignait sans faillir, et avec un talent démultiplié, aux grands comme aux petits. Pendant que de sa voix profonde elle dictait aux premiers, elle occupait les autres, sans qu’aucune...
Brest après guerre, l'école de Traon Quizac Si je n’ai pas gardé un souvenir très précis des traits de Madame Haristarque, je n’ai pas oublié le vert profond de son regard que j’associais très vite à son parfum léger. Madame Haristarque était une femme...
Brest après guerre, les baraques sous la neige Un soir d’automne, un soir banal de pluie de nuages et de vent, Lanning rentra longtemps après la tombée de la nuit. Il avait abandonné sa moto dans l’arrière-cour d’un café puis, ivre comme un cap-hornier,...
Bien qu'il fût encore tôt, le ciel était noir d'encre quand Marraine George appela un taxi pour me conduire au Lamentin. Pour ceux qui ne l'on pas connu c'était encore le vieil aéroport à l'atmosphère d'autoclave. L'angoisse était palpable. Au dessus...
A l'Anse Mitan, Jojo avait entassé dans son break Nissan le plus gros de ses affaires. Sans plus d'inquiétude que cela elle s'apprêtait à rejoindre sa maison de Redoute. Elle le savait très bien, en moins de temps qu'il ne fallait pour le nommer, David...
Chez Marraine George on attendait aussi. Depuis que Radio Caraïbes avait diffusé le message d'alerte la télévision marchait en permanence. David n'était encore qu'une tempête tropicale, plus violente sans doute que celles qui depuis deux mois se succédaient...
Il y eu une semaine avant mon départ une grande tombée de pluie. Pas l'ondée quotidienne des jours d'hivernage qui, brisant un court instant la chaleur accablante, nous fait vite galoper le souffle libéré vers le premier auvent mais, comme surgie du flanc...