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Parole de passant

Publié le par le breton noir

J'étais hier à Carhaix. J'ai vu la manifestation des « beaux nez rouges ». Pourquoi pas celle des « benêts rouges » ? Quand on pratique le détournement il faut s'attendre à être soi-même détourné, mais tel n'est pas mon propos. J'entends. Il s'agissait de la manifestation d'une inter-syndicale de travailleurs spoliés contre un mouvement de manipulés mené par des fascistes. D'accord. Mais je sais compter. Un gros millier de drapeaux rouges d'un côté représentant les purs et de l'autre vingt à trente mille bonnets rouges arborant le drapeau breton. Je sais. L'argument du nombre est rarement le bon. Mais, tout de même, peut-on raisonnablement faire accroire que cette marée bretonne de Quimper n'était faite que de suiveurs unis derrière les patrons profiteurs pour faire entendre la voix d'un particularisme égoïste ? Il y aurait donc d'un côté un syndicalisme aigri d'avoir perdu la main et de l'autre une armée d'hypnotisés prêts à tout les fanatismes, y compris à courir vandaliser la Préfecture au nom d'Anne de Bretagne et du souvenir de la révolte du papier timbré ! Soyons sérieux ! Et cette antienne qui voudrait que la Bretagne, n'étant pas la plus mal loti, donnerait un exemple détestable à des provinces attaquées de plein front, et depuis plus longtemps, par la crise ! Il y aurait donc les bons et les mauvais élèves ! Que dire aussi de cet abus de langage qui faire parler « d’État Français » au leader de la confédération paysanne. Que je sache, en ces termes, il n'y a pas d’État Français en France mais simplement l’État. L’état Français, jusqu'à preuve du contraire, c'est Pétain et Vichy. Ou alors, faudrait-il croire qu'il existerait un État Breton opprimé par la France et partant une France opprimée par L'Europe, et l'on pourrait continuer à dériver.
Ceci n'est pas une conclusion. A peine une ébauche de réflexion. J'ai du mal à accepter cette dictature de la pensée non pas unique mais binaire tombée de l'internet qui ne laisserait que peu de place à Diderot, Voltaire ou Montesquieu mais qui permet aux Robespierre, Saint-Just ou Fouquier-Thinville de se tailler très largement la part du lion. Prenons garde, sans la patience nécessaire, l'ivraie étouffe vite le bon grain. 

©José Le Moigne 2013

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denise jardy 20/11/2013 18:22


hello jose Bonjour a toi


le conservateur de la bibliotheque de douai souhaite acheter ton recueil celui sur la mine (le cenacle sera intermediaire pour le paiement    ) dis moi comment faire


bisous a toi