Man Anna 3 Aussi brutalement qu’elle s’était installée la neige s’en alla. La boue envahit tout et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le quartier se mit à ressembler à un poste frontière. L’école rouvrit ses portes mais, le lendemain matin,...
Marraine George 2 François Comsbot n’avait pas aperçu le képi du facteur que déjà il criait : — Tiens ! Voilà Pichavant ! Arrive ici mon gars. Man Anna, tout aussi impatiente, se voulait plus discrète. Elle attendait devant le portillon que Pichavant...
Sixième cahier L’hiver de Man Anna L’enfance et l’extrême vieillesse devraient être les deux grandes épreuves de l’homme. Mais c’est du sentiment de sa propre impuissance que l’enfant tire humblement le principe même de sa joie. Il s’en rapporte à sa...
Brest après la guerre, un perroquet dans les baraques Un jour, dans l’épaisseur d’une haie, Coco découvrit un oiseau prisonnier des épines. — Attrape-le ! hurla-t-il en me tirant la manche. Des années ont passé et se sont englouties dans le ventre du...
Beaucoup moins excédée qu’elle voulait le faire croire Man Anna agita sous notre nez son torchon de vaisselle. — Alors, vous attendez quoi ? Allez ouste ! Dehors ! Débarrassez-moi vite le plancher. Coco, mon petit frère, me regarda derrière la mèche frisottée...
Bientôt nous rejoindrons le chemin des estives La clarine d'airain au col des bovins nous montrera la route Saurons nous éviter la vipère à l'affût sur la pierre sacrée José Le Moigne inédit La Louvière 13 juillet 2009
Brest après la guerre, l'église et les curés — Kric ! — Krac ! — Ye mistikric ! — Ye mistikrac ! — Tim ! Tim ! — Bois-sec — Est-ce que la cour dort ? — Non, la cour ne dort pas. Dès que l’hiver prenait le large Man Anna retrouvait la mémoire du conteur...
Un goret ! Man Anna aurait donné beaucoup pour un petit cochon à élever pendant toute une année selon les sages préceptes des campagnes. Car voyez-vous, un cochon, ce n’est pas comme les enfants. On le nourrit de rien. Des rognures de pain, des pelures...
Je ne parles de rien j'ai enfilé caban mitaines et casquette marine et je vais droit devant à la conquête de la pluie José Le Moigne inédit La Louvière 8 juillet 2009
Il arrivait parfois que le vent à son tour fatigué finisse par tomber me laissant endormi la tête contre mon livre. Lorsque je me m’éveillais, un homme, toujours le même, était penché sur moi. Il était grand, hâlé comme un corsaire malouin, le corps tendu...