Saisir la vie comme une orange un peu trop mûre et l'écraser dans un ultime gaspillage sur la pierre couchée José Le Moigne inédit Plourarc'h 20 novembre 2008
Un poème, c'est quelque chose de vivant. Voilà pourquoi mon poème Abers, après gommage du superflu, est devenu la pluie. Il n'est pas interdit de réagir. Que faire que dire que réclamer en somme Au bout du compte seul persiste le cri et la morsure de...
Que faire que dire que demander en somme le vent conspue la pierre l'eider a pris son vol vers les lacs d'Afrique au bout du compte le cri seul persiste et la morsure de la pluis José Le Moigne inédit Plourarc'h 16 novembre 2008
Il y a ce rien plus fort que le tout ce désir engrangé dans les cavernes du néant ce pluriel tapi dans les viscères du silence l'envers du sourire le contraire du chant l'horizon qui explose comme un printemps désincarné José le Moigne inédit Plourarc'h...
L'angoisse qui vous enserre la poitrine comme une armure trop étroite et cette peur qui fait la différence entre l'humain et l'animal chaque mot qui soupire est un hiver en trop une barque qui se perd dans le rugissement des vagues José Le Moigne inédit...
Qui se mêle de ma vie se mêle de ma mort sur la plage alanguie la mer s'éparpille rompue l'épeire tisse sa toile sur la potence du gibet José Le Moigne inédit Plourarc'h 10 novembre 2008
Sur les talus où hier encore s'ouvraient les grandes digitales les fougères rouies ouvrent l'état de veille José Le Moigne inédit Plourarc'h 5 novembre 2008
Sentir sur la peau de la femme vieillie le parfum persistant de l'enfant que l'on aimât jadis n'est ce pas - à condition bien-sûr qu'il existât - le monde qui se révèle créé à l'image de Dieu a moins que Dieu ne fût tout simplement que ça José Le Moigne...
Hélas, cette couverture de Rozsa Tatar n'a pas été retenue par l'éditeur qui a préféré s'en tenir à sa couverture classique. Je ne pense pas que cela suffise pour l'exclure de ce blog. Au contraire, elle y a toute sa place tant Rosza avait su pénétrer...
Si long est le silence quela nuit le ravaude si long le méandre du fleuve que la truite s'y perd si loin le souvenir qu'il faut clore les yeux pour le voir paraître José Le Moigne inédit La Louvière 26 octobre 2008