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Croquis d'enfance / pour Claude Le Moigne

Publié le par José Le Moigne









Nous étions frères
et un peu plus sans doute
du moins si c'est possible

Nous avions pour complices
les grenouilles des mares
les salamandres les tritons
et les ronciers fertils

notre enfance se passait
à drivailler le long des douves
de ruine en ruine
dans la ville meurtrie

Mais il y avait aussi
les prairies à jacinthes
les haies de renoncules
et les brassées d'iris
arrachées à la glaise

Nous marchions
nous courions
jusqu'à ce que nos jambes
refusent de nous porter

Mais nous avions alors
la fontaine sacrée
dont le mince filet
excitait  les vairons



                                                                                                     José le Moigne
                                                                                    inédit
                                                                                              la Louvière
                                                                                               6 mars 2009

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J
Bonjour José, Un peu de calme après la foule. content de retrouver la sencibilité de ta poésie.Jean
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J
<br /> Merci jean. Je relis avec plaisir " La mer occtane". Ce sont des poèmes dont le calme et la tranquillité ainsi que la forme font qu'on y revient avec bonheur.<br /> José<br /> <br /> <br />
M
Oui, je serais au Salon, jeudi, vendredi soir et dimanche toute la journée, j'espère qu'on se verra "pour rire", je crois que Rozsa en a bien besoin aussi.Bisous
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M
Encore un vrai poème et cette fois c'est le parfum des fleurs et de la terre. On ne sait pas quelle terre, ni quel pays, celui de l'enfance sûrement, terrain commun où jamais personne ne se rencontre. Mon frère Guy disait :"on vit et on meurt de son enfance". Ce soir, je pense à lui, à toi, aux hommes seuls plus seuls que les femmes, seuls dans la poussière, seuls devant la mer, seuls face à Dieu. Tout au long de ma vie, en traversant ma "nuit obscure" j'ai cueilli des bouquets d'étincelles...Grand feu d'artifice, ce soir, c'est pas le 14 juillet, mais cumulées à tes gerbes de fleurs, nous anticipons !
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J
<br /> C'est le pays de l'enfance, celui de la misère et des grandes joies aussi. Mes pensées pour mon frère se mêlent aux tiennes pour le tiens. Une confidence, ces fleurs étaient celles que nous<br /> cueillons alors pour ma mère au gré de nos errance. Seras-tu au Salon du livre? J'ais très envies de rires.<br /> Bises du soir<br /> José<br /> <br /> <br />