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Totem

Publié le par José Le Moigne







Mon animal totem
n'est pas l'aigle royal
pas plus
le merle ou l'écureil
mais l'escargot ou l'araignée d'automne
que l'on piétine
avec jubilation
et sans aucun remord



                                                              José Le Moigne
                                                     inédit
                                                                 La Louvière
                                                                4 mars 2009

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M
C'est vrai que ce n'est pas le poème qui est dur, la vie, peut-être, mais je pense qu c'est surtout le coeur de l'homme qui est dur, pas de tous les hommes heureusement, j'ai la chance d'avoir des amis au coeur tendre. Avoir le coeur tendre c'est une grande force.
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J
<br /> <br /> Et une grande faiblesse. il faudrait savoir associer tendresse et force. C'était mon principal atout dans mon métier, mais le métier de vivre est une toute autre chose.<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> José<br /> <br /> <br /> <br />
M
Il est dur ce poème José, aussi dur que mon poverello...Nul être ne peut en posséder un autre. Mais je crois que c'est Voltaire qui dit : "L'homme est né libre mais partout il est dans les chaînes."Alors chacun au moins une fois dans sa vie devrait être un escargot ou une araignée et sentir le piétinement de celui qui pénètre par effraction dans le jardin, saccage l'herbe et tue les bêtes à Bon Dieu !
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J
<br /> Ce n'est pas le poème qui est dur, Muriel, mais la vie .... J'ai trouvé le titre de mon recueil: GIBET. C'est en relation de mon texte Montfaucont que je vois en ouverture.<br /> re-bises.<br /> José<br /> <br /> <br />
R
Je ne puis hélas m'attarder, ni repasser souvent,  je viens du blog d'Henri (Jean) où  j'ai suivi le courant aux reflets qui me parlaient... et lorsque j'y ai aperçu, en haïkus, l'ile de vos mots, les approchant, ils m'ont portée jusqu'à votre blog et voilà que  je suis  enchantée de vous lire.
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J
<br /> Merci beaucoup Rejane. Comme je le dis souvent, la poésie est faite surtout de solitude, aussi vos mots me vont droit au coeur.<br /> Amitiés<br /> José<br /> <br /> <br />
F
En lisant tes derniers poèmes, on dirait que c'est toi qui te mets à porter les chaînes de tes lointains ancêtres...Tu as pourtant fait un petit livres sur la nécessité de se débarrasser des chaînes...Bonne nuit, camarade noctambule...
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J
<br /> <br /> Oui, mes il s'agissait des chaînes dans la tête et c'est bien ce qui se passe aux Antilles en ce moment. Individuellement, le poids est devenu si lourd ! Tout ça est très parodoxal j'en conviens,<br /> mais à l'impossible nul n'est tenu.<br /> Bonne nuit à toi aussi.<br /> José<br /> <br /> <br /> <br />
S
Je lis dans ce beau poème triste les réminiscence des humiliations qu'ont subis tes ancètres ... Je me trompe ? Toute mon amitié.
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J
<br /> Non, tu ne te trompes pas. J'ai l'impression de concentrer en moi toute cette misère ancestrale, mais c'est peut-être aussi la fonction du poète.<br /> Amitiés<br /> José<br /> <br /> <br />