Simple parcours

Ouvrir
avec le vol puissant du gypaète
la mince étoffe qui sépare
la lune pleine de la nuit
Marcher
du pas pesant
des buffles de savane
sur la fragile argile
des brumes de l’enfance
Rougir
comme rougissent les baies
sur le bord du chemin
alors que s’enracinent
les saisons maléfiques
Danser
comme dansent les arbres
au-dessus des marais
dans l’épanouissement
des premières gelées
risquer
la déchirure
ultime de la palme
quand souffle la mousson
sur les palétuviers
José Le Moigne
La Louvière
7 janvier 2007