La montagne rouge 11

Publié le par le breton noir

 

 

 

 

 

Guerlesquin

 

11

 

         C’était, affirme Théo encore auréolé par sa gloire d’hier, une matinée toute semblable à celle d’aujourd’hui. Un matin de Bretagne où le brouillard, venu de l’Aulne et
des rivières alentour, semblait vouloir prendre   le pays en otage.  Pas question de sortir les chevaux pour les travaux des champs. On attendrait l’après-midi où le soleil, comme toujours après ces débuts cotonneux de journée, allait tout envahir. Alors, comme certaines tâches ne supportent pas d’être reportées, nous eûmes à cœur de bien soigner les animaux, de vaquer à des besognes que nous pensions pouvoir attendre puis, après nous être héler de ferme en ferme, nous montâmes par petits groupes vers le bourg. Je me souviens encore de nos voix étouffées par la purée de pois et de cette curieuse impression, en arrivant à portée de l’église, d’être observé par des regards de chats. Il s’agissait bien-sûr des lumières jaunâtres qui montaient chichement des fenêtres. Un peu plus éclairés l’auberge et le bureau des postes, malgré leurs contours eux aussi incertains, ressemblaient à des phares. Enfin, c’est ce que disait le fils Tallec, le seul gars du village à avoir fait son service militaire dans la marine. Nous autres, je n’ai aucune honte à vous le dire, jamais nous n’avions jamais vu la mer.

À peine étions nous installés à l’auberge que nous entendîmes des cris de femme jaillissant du bureau de poste

Ça y est, qu’on s’est dit, v’là le recteur qui fait des encore des siennes ! Les blancs contre les rouges, depuis plus de trente ans qu’elle se jouait, la comédie était connue. D’habitude, c’était le presbytère contre l’école, mais à Scrignac, le directeur de l’école publique avait la laïcité paisible. Les mauvaises langues disaient, qu’issu de la terre des prêtres — Né à Lesneven il était léonard comme Yann-Vari Perrot —, il était naturellement bienveillant avec les calotins, mais ce n’était pas vrai. Pierre Tréguer avait tout simplement pris de l’avance. Que la neutralité soit respectée, et il était content. Bretonnant de surcroit, il ne se contentait pas de réserver sa langue maternelle à la sphère privée. Pierre Tréguer réclamait, dans une série d’articles parus dans la revue Ar Falz qu’il animait, pour une introduction raisonnable du breton à l’école.  Pierre Tréger, il le savait, était de cette trempe. Il ne pouvait avoir fraternisation, mais un respect mais un respect qui s’appuyait sur la reconnaissance et c’était déjà beaucoup.  Il se chuchotait même que les deux détenteurs de l’autorité morale à Scrignac, le directeur de Feiz ha Breizh et le chroniqueur d’Ar falz,[1] s’échangeaient leurs revues.

Il serait très exagéré de parler d’amitié entre l’instituteur et le recteur ; mais la défense d’une cause commune avait introduit entre eux une forme de complicité qui transcendait leur naturelle  opposition.  Ainsi, rompant pour l’occasion avec sa haine du communisme, Yan-Vari Perrot avait accompagné Pierre Tréger aux obsèques de Yann Sohier, lui instituteur laïc qui avait lui aussi mené au premier rang le combat pour la langue. Curieux spectacle que celui du très orthodoxe recteur marchant, sans baisser le regard, près de Marcel Cachin, patron des communistes de Bretagne et directeur de L’Humanité. Cela devrait-il le grandir à nos yeux ? La prudence s’impose. À chaque qu’il s’agissait de la Bretagne, le recteur balançait aux orties les directives officielles et, malgré les coups de crosse de Monseigneur Duparc, se muait sur l’instant en rebelle et, comme tel, se cherchait des alliés bien décidé à les détruire ensuite si l’occasion se présentait. Mais un homme reste un homme et pour peu qu’elle vous nourrit, serait-elle à l’opposé de la vôtre, une part de sa pensée reste plantée en vous et vous soulage au temps des basses-eaux. Il arrive même qu’elle vous réchauffe et c’est ainsi que le recteur l’entendait, murmurant, lorsque le poids de la montagne lui devenait insupportable, comme s’il s’était agi d’une forme nouvelle de crédo, ces mots de Yann Sohier qu’il aurait pu, il en convenait bien volontiers, aussi bien prendre à son compte : « Nous voulons qu’on respecte la langue bretonne, notre vieille et belle langue libre et barbare. Elle est encore celle de centaines de milliers de pécheurs, marins et paysans qui la parle avec amour et qui ne veulent pas la laisser mourir », et s’en trouvait réconforté.

Hélas, comme il faut bien que les incompréhensions, les haines et les conflits pointent le bout du nez, chez-nous, comme partout ailleurs, au lieu de passer comme d’habitude par l’école, la querelle qui paraît tellement sotte aujourd’hui entre l’église et les laïcs, passait par le bureau et, croyez-moi, personne n’y gagnait pas au change. Le pire, c’est que cela se déroulait sous le regard des nazis qui, même s’ils ne comprenaient pour la plupart que quelques bribes de français, faisaient des gorges chaudes devant cette farce villageoise. Par contre, dès que l’une ou l’autre partie faisait allusion au bolcheviques, leurs faces se figeaient. Les vert de gris mourraient de trouille. Les militaires qui sont tout pareil à des coléoptères avec des antennes et capteurs de toute sorte. Bien que personne n’en ait encore parlé, ils flairent le renversement d’alliance.   Finie alors la douceur et la tranquillité de la verte Bretagne. Il faudrait se résoudre — quelle ironie pour nous qui connaissons la fin et ses horreurs — s’entassés dans des trains en partance pour l’est.

            Mais revenons à la postière.  En vérité, quoique tout en apparence les séparât, Yann-Vari Perrot et Marie-Louise Cornu se ressemblaient beaucoup trop pour que l’on puisse s’imaginer qu’ailleurs, ou dans une autre époque, ilsauraient pu s’entendre. Je ne suis qu’un ancien paysan mais je sais bien que le proverbe, qui se ressemble s’assemble, ne vaut que rarement. C’est facile à comprendre et je l’ai très souvent observé. Pour exister, l’homme a besoin de disparités. J’en suis donc arrivé à cette conclusion : Qui se ressemble trop s’oppose. Elle, comme lui, étaient des caractères entiers, peu portés aux concessions, jusqu’auboutistes jusqu’à leur propre destruction. Fille de magistrat, Marie-Louise avait grandi dans les milieux rennais de haute bourgeoisie. Autant dire qu’elle n’était pas destinée un obscur travail de postière à Scrignac la rouge, mais à une vie de famille, tranquille et ronronnante, avec mari, enfants, et affiliés du même monde qui se donnaient du Cher ami. Qui sait, peut-être s’en serait-elle accommodée si, un soir, en revenant de l’université, elle n’avait pas entendu, sortant d’un bar où il lui arrivait d’entrer, la voix fiévreuse d’un jeune homme qui, prenant le bar pour une tribune, donnait à tous du camarade. On était au printemps de 1924. Le Parti Communiste était dans tout l’éclat de sa jeunesse et c’est probablement cela qui l’avait séduite dans les propos fébriles de l’orateur.  On ne parlera pas de coup de feu, cela aurait sonné bien trop bourgeois aux oreilles de Prosper Cornu. Toujours est-il qu’à partir de ce jour ils ne se quittèrent plus. Marie-Louise
renonça aux promesses d’un avenir douillet, épousa son révolutionnaire en se passant de la bénédiction de ses parents et, comme il fallait bien assurel’ordinaire, passa le concours des postes. Voilà comment,  au bout de dix années, échouèrent sur la montagne rouge avec pour Marie-Louise, née en pays gallo, le  terrible handicap de ne parler ni ne comprendre le breton.

Il ne s’en fallait pourtant pas de beaucoup. En ce temps-là la poste c’était quelque chose pour ceux qui, leur vie durant, n’échappaient pas au territoire de la commune. Sans doute aurait-il suffit d’un trugarez vras[2] murmuré par la jolie bouche de la postière suivi d’un kennano ar wech’all,[3] pour que nos montagnards, plus farouches peut-être, mais pas plus sectaires que d’autres, se dérident et l’adoptent. Mais la pikesse[4] ne voulait rien savoir. En d’autres temps, peut-être, si elle n’avait pas rencontré son Prosper, aurait-elle suivi le cœur joyeux ses camarades étudiants dans une défense passionnée et romantique du patrimoine celte. Peut-être aurait-elle rejoint Gwen a du, à l’Amsav ou à Breiz a tao, avec la même rage, la même abnégation qu’elle mettait à suivre les idées de son mari ; mais aujourd’hui, fidèle à ses engagements, elle préférait aux luttes identitaires l’idée d’unité nationale, elle aussi transitoire, puisque le but suprême était un jour d’aboutir à l’INTERNATIONALE. Alors, vous pensez bien, avec de telles convictions,  la personne même du recteur l’indisposaientau point ; si bien, que, piétinant son devoir de réserve, elle ne manquait jamais une occasion lui lancer des piques. C’était tellement habituel que l’on
n’était pas même certains que le sujet qui nous valait que ce matin cette explosion qui déchirait l’écharpe de coton qui pesait sur le bourg, était plus grave que d’ordinaire ; car, bientôt, ce qui n’avait été d’abord qu’un vague brouhaha devint parfaitement audible car, pour mieux jouir de l’algarade, nous nous étions enracinés dans l’embrasure de la porte.         

Ainsi, nous comprîmes très vite, qu’en premier lieu, l’abbé faisait grief à la postière d’empêcher ses clients de se rendre aux offices.

—    Monsieur le Recteur, même si je n’y crois plus, je respecte votre Dieu. Voilà pourquoi je refuse d’endosser une situation dont vous êtes le seul responsable. Etes vous si candide pour croire que les gens ne vont pas àl’église pour se faire insulter ! De quel droit ne faites-vous vos sermons qu’en breton ? Je ne suis pas la seule ici à ne parler que le français. Or, si nous ne sommes pas nombreux, nous n’en méritons que d’avantage de considération car vous aurez beau vous agiter, si le latin est la langue de l’église, le français est celle de la République. De plus, si j’en crois la rumeur, vous vous contrefichez des directives de votre propre hiérarchie.
         -      Qu’est-ce qui vous autorise à me parler ainsi ? Je ne vous le permets pas !

—    Madame, je ne vous permets pas de me parler ainsi. Si vous ne respecter pas l’homme, au moins respecter la fonction.

—    Je respecte, Monsieur le Recteur. Je respecte. Mais encore faudrait-il que vous ne trichiez pas. N’est-il pas vrai, qu’en juillet, vous avez refusé de lire en chaire, malgré l’obligation qui vous en était faite, une lettre de l’évêque ?

—    Je ne pense pas que cela vous regarde, mais, puisque vous paraissez si informée, selon vous, que disait cette lettre supposée ?

—    Mais, Monsieur le Recteur, Scrignac n’est pas la seule paroisse du canton et je me suis fait recopier ce courrier, qu’à Bolazec, par exemple, le recteur s’est empressé de lire. Je vais vous dire, moi, ce que vous avez caché à vos propres paroissiens !

         Ici Théo marqua une pause que le narrateur se droit d’utiliser pour préciser, que même si notre ami parlait avec un fort accent où se mêlaient le trégorrois et le cornouaillais, sa plus grande fierté était d’avoir été reçu le premier du canton au Certificat d’Etudes ce qui, aux alentours de 1935, était une référence. Que l’on ne s’étonne donc pas ici de la qualité de sa syntaxe. Même si sa langue de partage demeurait le breton, la maîtrise du français ne lui posait aucun problème. Dont acte pour les esprits chagrins.

—    Voilà, reprit-il avec sur les lèvres une espèce de rictus qui montrait qu’à ce moment précis il revivait la scène, ce que nous entendîmes sortir de la bouche de Marie-Louise Cornu, heureuse de pouvoir, en lui lisant la lettre de Monseigneur Duparc, clouer le bec au recteur de Scrignac.

« Quatre siècles d’histoire nationale commune, malgré des dissentiments qui ne regarde que nous seuls, ont intimement resserré nos liens de cœur avec la France. Nous lui sommes liés indiscutablement. Nous ne la trahirons pas à l’heure de la douloureuse épreuve ; Jamais Breton ne fit trahison ! »

—    Vous complotez, Monsieur le Recteur. Vous faites ami-ami avec nos ennemis. La chose est su de tous et, croyez-moi, pour ceux qui l’ignoreraient encore, cette rumeur qui vous vise, comptez sur moi pour la faire exploser !  

—   Que croyez-vous enfin ? Vous délirez ma petite. Mais puisque les choses en sont arrivées là, permettez-moi de prendre les devants.

—    J’aimerai voir cela !

—    Mais, ma chère enfant, j’ai en réserve quelques munitions dont vous pourriez pâtir.
            —     Lesquelles, s’il vous plait ?

—    Ne craignez rien. Je ne vais pas me dérober. Quand, Yvon Le Marrec, par exemple, affirme que vous avez refusé de lui passer une communication téléphonique sous prétexte qu’il était en breton, cela ne ressemble en rien à une rumeur. C’est une vérité que vous ne sauriez nier. De la même façon, quand tel ou tel de nos administrés se plaint que son courrier arrive avec un retard dément parce que vous prétendez ne pas comprendre son adresse, ce n’est pas une rumeur non plus. C’est une faute professionnelle car, enfin, depuis le temps que vous êtes à Scrignac, aucune parcelle du cadastre ne vous est inconnue. Donc, je vous en prie, Madame la postière, ouvrez votre placard et rangez-y votre évidente mauvaise foi.     

 Alors les voix baissèrent de deux ou trois octaves. On entendit claquer la porte et l’on vit la silhouette noire du recteur presser le pas en direction du presbytère. Il semblait guilleret et je me souviens de l’avoir entendu murmurer : « À malin, malin et demi », ce qui était le leitmotiv de sa pièce Allanig al louarn .

Tout aurait pu s’arrêter là. En temps normal, même en Bretagne catholique, on voyait mal un recteur de village aller récriminer auprès de l’administration des postes au prétexte que l’employée  locale refusait le breton en pays bretonnant. Il se serait vertement fait remettre à sa place au nom de la République une et indivisible. Au grand désappointement de ceux qui l’avait cru, l’armée allemande n’avait pas ramené dans ses fourgons l’indépendance de la Bretagne, et, quant à l’autonomie, le Maréchal Pétain, qui avait promis un retour aux prérogatives des anciennes provinces, s’était très vite rétracté. Bref, les nationalistes bretons, avaient de quoi s’avouer cocus ; ce qui ne les empêchait pas de poursuivre leurs rêves et de le faire savoir. Alors comme il faut bien, pour son propre repos, offrir un os à ronger au chien d’attaque que l’on maintient en chaîne, une décision venue d’on ne sait où, pour calmer les attentes bretonnes, avait créé le Conseil Consultatif de la Bretagne chargé de donner son avis, de présenter des suggestions sur les questions culturelles, linguistiques, folkloriques et en général sur tout ce qui pouvait intéresser les traditions et la vie culturelle bretonne. Ce comité-machin, placé sous la présidence du préfet régional, un certain Jean Quenette, pur produit du pétainisme, n’était en fait qu’une
coquille vide. Ce qui importe ici, c’est que Yan-Vari Perrot, en sa qualité de président-fondateur du Brug-brung, était membre de droit du comité. L’abbé était de ceux qui, pleins d’arrière-pensées, saluaient la création du comité comme un geste historique de portée considérable. Du jamais vu depuis l’annexion de de la Bretagne par le royaume de France. Aussi, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il prenait son rôle très au sérieux. 

Ce jour-là, comme tant d’autres oiseuse et inutile, la matinée s’étirait à la préfecture de Quimper. Le président s’apprêtait à clore les débats quand le recteur de Scrignac, jusque-là étrangement absent, demanda la parole.

—     Je vous en prie, Monsieur le Recteur.

—     Eh bien, ce n’est pas grand-chose, mais je voudrais qu’il soit acter ici que la receveuse des postes de Scrignac, par son comportement discrimine les bretonnants de la paroisse, c’est-à-dire presque tout le monde. C’est d’autant plus odieux qu’au mépris de toutes les valeurs chrétiennes, son mari, communiste notoire,  trop occupé à militer pour travailler honnêtement, vit carrément à ses crochets.

Jean Quenette, qui il faut bien le dire s’était royalement ennuyé au long de la séance, saisit la balle au bond.

—     Comptez sur moi, Monsieur le Recteur, pou y mettre bon ordre.

Ayons la charité de croire que les paroles du recteur avait très largement dépassé sa pensée et qu’il s’en mordait déjà les doigts. Qu’importe. Dans le contexte tragique de l’époque, il s’agissait de délation. Yann-Vari Perrot avait fermé les yeux en escomptant que les choses, faute de pouvoir en rester là, se concluraient par une simple admonestation. C’était mal connaître Jean Quenette qui, lassé ne n’être au fond qu’un simple exécutant, voulut faire acte d’autorité. Deux semaines plus tard, au mépris de toutes les règles de l’administration, Marie-Louise Cornu fut menacée d’être mutée très
loin. Chassée de la Bretagne en quelque sorte.

—     Je me garderai bien de parler de remords conclu Théo très fier de son récit, mais je dois à la vérité de dire que la receveuse ne dû son salut qu’à la promptitude avec laquelle Yann-Vari Perrot, marri sans doute d’avoir joué les boutefeux, alla plaider sa cause en préfecture.  La postière ne fut pas déplacée. Elle s’en tira avec un blâme inscrit à son dossier. Mais pour nous autres, les résistants et les sympathisants, an otrou person était devenu le mouton noir de la paroisse.

C’est peu de dire qu’il était attendu au tournant.



©José Le Moigne 2011









[1] Ar falz : La faucille

 

[2] Trugarez vraz : Un grand merci.

 

[3] Kenavo ar wech’all : Au revoir et à bientôt.

 

[4] Pikesse : Se dit d’une fille au caractère vif et têtu.







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KERNINON MICHEL 10/06/2015 17:54

Très beau récit sur cet épisode. Vous savez sans doute que l'adjudant Schad fréquenta le presbytère de Scrignac avant de faire la connaissance d'Edouard Leclerc à Landerneau qui allait lui remettre les colis préparés par sa mère à l'intention de ses frères prisonniers ou en STO en Allemagne. Il m'en avait parlé répondant à mes questions au milieu des années 1970.
Annie de Saussure est passée chez moi vendredi avant de passez chez Paol K comme chez vous. Je crois qu'elle a apprécié ce w-e de rencontres utiles à son travail et à l'amitié. Bien à vous

José Le Moigne 10/06/2015 19:17

Merci Michel. J'ai l'impression de vous connaître. Ais-je tort? Oui, je connaissais l'épisode de Landerneau. En effet, il me semble qu'Annie a apprécié son W.E. Amitiés.