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Si peu à dire

Publié le par José Le Moigne









Quand je me vois
entre les grilles
du miroir sans tain

j'ai si peu de recul
que je me caches sous les pierres


                                                                                       José Le Moigne
                                                                                     inédit
                                                                                                  La Louvière
                                                                                                       26 février 2009

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José 02/03/2009 19:10

commentaire pour trois amis.C'est vrai que je suis déchiré entre mes deux cultures et que malgré mon aisance apparente je ne m'y retrouve plus. J'ai vraiment le sentiment que mon vrai pats est le ventre du vaisseaux négrier et que j'aspirerai presqu'à y retourner et que la barque sombre au milieu de la mer. J'écris cela parce que je lis vos commentaires après avoir mis en ligne un poème qui parle de cela comme si nos esprits c'étaient unis. Sur la photo, ma tante, la dernière soeur de ma mère, celle qui guida mes premiers mots ( en créole bien sûr), celle pour qui je reste le petit enfant que je fus, il y a si longtemps et que je cherches en vain. Merci de votre amitié.José

flora 28/02/2009 12:51

Superbe photo : dans votre attitude, on sent une telle "évidence" d'être bien ensemble que les mots sont superflus, la seule présence de l'autre suffit. J'ai souvent vécu ça en famille, avec tantes et cousins aussi...

Jean Botquin 27/02/2009 14:51

J'aime cette modestie...et cette belle photo, tellement touchante...

mu 27/02/2009 13:53

Bonjour José,je sens en toi, de plus en plus, en te lisant, un écartèlement entre deux pays, deux naissances, deux cultures, que seule, la mer peut combler grâce à sa fluidité et l'espace qu'elle déploie pour le voyage, va et vient d'un bout à l'autre de ton coeur multiple.Courage, le vent souffle, mais la voile est fidèle.