Jeudi 24 novembre 4 24 /11 /Nov 00:57

 

 

17nov-2007-Bretagne-043.jpg

Bulat Pestivien, Côtes d'armor, fontaine, photographie : Christine Le Moigne-Simonis

 

Prenant appui sur le talus

j’ai suivi la rivière

jusqu’à sa source d’herbes

 

©José Le Moigne

Plourarc’h

23 novembre 2011

Par le breton noir - Publié dans : poèmes - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Lundi 14 novembre 1 14 /11 /Nov 18:32

 

       Edition L'Harmattanchemin-de-la-mangrove-2.jpg

 

 

         La danse reste toujours lucide et provoquante lança Alphonso Mérard, dit Sonson l'amiral, en esquissant pour moi les pas de la laghia. Tu vois, elle est semblable à notre île dont les racines profondes s'enfoncent sous la mer. Si le diable s'en mêle, elle est pareille au rhum circulant sous la peau. Elle allume dans ma tête tout un vertige de mondes souterrains et je deviens Janus dansant aux frontières de la nuit. Ah ! J'aime la danse au point de m'engloutir en elle comme dans l'œil d'un cyclone. Je suis danse de l'île et danse de la terre. Également je suis amour car danse et amour sont d'une commune essence. Je suis celui qui danse debout sur une étoile avant de m'écrouler, ivre de musique et de sang, sur le sol tremblant encore fertile du pas de nos ancêtres.

         Il avait pris possession de l'espace qu'il scandait à mouvements de bras, à mouvements de hanches, à mouvements de pieds, traçant dans la poussière les figures interdites de la danse-damier.

         Soudain il se calma, s'essuya le visage d'un revers de la main, et commença à fredonner

                         Fem'n tombé ka tombé comme an châtaigne[1]

                         Nom'n tombé ka tombé kon fruit à pain doux

                         Châtaigne la ka rupoussé

                         Fruit à pain a ka minnin yin-yin

          La Martinique est une femme tombée rugit-il comme s'il sortait d'un mauvais rêve ; mais nous sommes ses fils. Tu dois le dire à tes enfants pour qu'ils gardent en mémoire — surtout quand il leur semblera que plus une goutte de sang noir ne coule dans leurs veines —, l'histoire du grand ancêtre, ce nègre totémique qui, chien parmi les chiens, connut le grand voyage et qui, mêlant sa chair d'esclave à la terre d'ici, fut le limon fertile d'où nous sommes issus. Surtout ne l'oublie pas, nous n'avons pas reçu le don des mots pour rien. En toutes circonstances, et quels que soient les risques, nous devons nous conduire en marqueurs de paroles.

[1] Une femme déchue tombe comme une châtaigne

      Un homme déchu tombe comme un fruit à pain trop mûr

      La châtaigne bourgeonne

      Le fruit à pain trop mûr attire les moucherons

José Le Moigne

Chemin de la mangrove

Edition L'Harmattan

 

 

 

 

Par le breton noir - Publié dans : Textes - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Mercredi 9 novembre 3 09 /11 /Nov 01:54

 

 

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Photographie : Christine Le Moigne-Simonis

 

Quand
le cœur en dérade
je prends appui sur le volcan
et que je taille des croupières
aux sources de la honte
je dis
pays Ô mon pays
je cherche ton reflet


                                                 
José Le Moigne
                                                 12 mars 2009

Lè-w wè

épi tjè mwen ki an délala

sé an vòlkan man ka touvé lafòs

ek man ka malmennen lawont dépi nanninannan

man ka di

péyi mwen, yépa péyi mwen

man ka chèché pòtré’w 

                                                         Traduction créole

                                           Igo Drané

Par le breton noir - Publié dans : poèmes
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Lundi 7 novembre 1 07 /11 /Nov 01:34

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Photographie : Christine Le Moigne-Simonis

 

 

Deux mots

quatre paroles

 

lentement murmurés

à l’oreille du vent

 

et le monde bascule

 

©José Le Moigne

Plourarc’h

5 novembre 2011

 

 

 

Par le breton noir - Publié dans : poèmes - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Vendredi 4 novembre 5 04 /11 /Nov 02:11

 

 

030_27.JPG

Photographie : Christine Le Moigne-Simonis

 

 

Worms n’est pas la plus connue des petites villes de la vallée du Rhin. Certains parleront de son vin, d’autres se souviendront qu’elle possède la synagogue la plus ancienne d’Europe ou que Martin Luther y fut mis au ban de l’empire, mais bien peu évoqueront Frau Welt — la Dame du monde — dont l’étrange statue orne la cathédrale à double chœur,  telle que la chroniqua, vers 1260, un poète du nom de Konrad von Würzberg. Il n’y a rien là de vraiment d’étonnant. Julien, lui-même, quoique fervent médiéviste, l’aurait sans doute à jamais ignorée s’il ne l’avait trouvée, coincée entre La cantilène de Sainte Eulalie et une étude sur L’art funéraire dans le nord du Hainaut, dans un traité savant qu’il venait d’acquérir. 

N’est-ce pas, ce n’est pas de savoir que son unique représentation se trouve sur une des façades de la cathédrale de Worms qui vous la rendra plus proche ? Aussi, sans remords, écoutons la légende telle que Julien la racontait.

 

Imaginez un gentil damoiseau, droit sorti du Roman de la rose, dont la seule préoccupation est la recherche de la gloire et des plaisirs du monde. Un jour, alors qu’il se trouve dans sa chambre où il a passé la journée à lire des histoires d’amour, il est surpris par l’arrivée soudaine de la plus belle dame du monde. Son apparence est à ce point rayonnante que la pièce entière s’en trouve illuminée. Elle dit qu’on l’appelle Welt, le monde au féminin, et qu’elle est celle à qui le damoiseau s’est de longtemps voué. Amour courtois oblige, le moment est venu de lui offrir la récompense que sa constance lui a fait mériter : la vision de son dos. Or, ce côté de son corps, que le damoiseau s’attendait à découvrir parfaite, est couverte de serpent, de vers, de crapauds et de vipères qui lui dévorent la chair et la rongent jusqu’aux os. De plus, le tout répand une odeur épouvantable et, au moment où elle disparaît, son visage l’instant d’avant si rayonnant, est couleur de cendre, hideux et grimaçant

Pour couronner le tout, des allées luxuriantes du beau jardin d’amour d’où montaient tout à l’heure les plus suaves des parfums, flotte à présent un infect remugle qui, outre la roseraie, corrompt jusqu’aux parterres semés de marguerites.

Le damoiseau sur-le-champ invoque Saint Michel, chie dans ses chausses bicolores, emmêle ses poulaines dans sa fiévreuse hâte, puis file incontinent remettre ses péchés dans le plus proche des monastères.

Sa décision est prise. Il va renoncer au monde, prendre la croix, et se mettre au service du Christ.

Peut-être ainsi sauvera-t-il son âme.

 

José Le Moigne

Par le breton noir - Publié dans : Textes - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Mercredi 2 novembre 3 02 /11 /Nov 01:27

 

 

ossuaire.jpg

Lanrivain, Côtes d'Armor, l'ossuaire, photographie Christine Le Moigne-Simonis 

 

Qui ôte leur savoir

aux vieux clochers à jour

 

dans les enclos pavés

de sautes de mémoire

 

les ossuaires n’indiquent plus

qu’une imprécise attente

 

José Le Moigne

In blessure d'ombre

1976

Par le breton noir - Publié dans : poèmes - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Dimanche 30 octobre 7 30 /10 /Oct 18:10

 

Man-Anna-copie-2.jpg

 

                                                                                     Man Anna

 

          Ce soir-là fut pour moi celui de toutes les magies, les toutes dernières de mon enfance. Comme un chaton à peine né qui se complaît dans les odeurs de sa mère et qui s'y se reconnaît, je me frottais avec langueur aux cuisses de Man Anna.

           Je la sentais tout à la fois si proche et si lointaine que, pour mieux tressaillir à la caresse distraite de ses doigts, je rêvais d'être sa mandoline, ramenée des Antilles, que je voyais pendue à la cloison. J'étais jaloux de l'instrument au point de réclamer, les yeux humides et la voix suppliante :

           — S'il te plaît, Maman, chante-moi ta chanson.

Man Anna ne se pressait jamais pour prendre l'instrument. Quand enfin elle le tenait bien soudé à sa hanche, elle commençait par effleurer la table d'harmonie puis, coinçant le plectre entre ses doigts, elle faisait sonner une à une les cordes pour s'assurer d'un accord parfait. Alors, les yeux mi-clos, elle se lançait dans un maillage de notes improvisées qui finissaient toujours par aboutir à cette mélodie que je ne me lassais jamais d'entendre.

 

                   Adieu foulards, adieu madras

                   Adieu grains d'or, adieu colliers chou !

                   Doudou en moin ki ka pati,

                   Elas, élas, sé pou toujou,

                   Doudou en moin ki ka pati,

                   Elas, élas sé pou toujou.

 

            Ce n'était pas à proprement parler une chanteuse mais sa voix, juste et grave, mariée à l'aigrelet de l'instrument, donnait à la nudité primitive du chant une infinie douceur.

            Ce soir, pour la première fois, elle ne se contenta pas d'avoir chanté pour moi. Elle remplaça le plectre, dont-elle disait qu'il était d'écaille de tortue entre les cordes de la mandoline puis, après m'avoir caressé furtivement la joue, elle ajouta :

           — Bien sûr, tu ne peux pas t'en souvenir, tu étais bien trop petit, mais l'orchestre a joué cet air-là le jour de notre embarquement. Le bassin de la compagnie était noir de monde, mais Man Gabou n'était pas là. La veille, elle avait annoncé qu'elle ne supporterait pas le départ de ses petits-enfants. Aussi, dès le chant de l'oiseau pipiri, elle avait pris l'auto-postale jusqu'au Vauclin où elle s'était réfugiée chez Marraine Charlotte. Un jour, d'une manière ou d'une autre, cela te reviendra, mais laisse-moi te dire, quand le bateau, très lentement d'abord, s'est éloigné du quai, j'ai cherché vainement son visage dans la foule. Tu sais, j'étais vraiment heureuse de connaître la France et de rejoindre ton père, pourtant, je te l'assure, jamais je n'ai eu autant besoin de ma maman. J'avais beau être jeune et encore naïve, au fond de moi quelque chose me disait que je ne la reverrais plus. Tante Renée n'était pas là non plus. Dès les premiers barrissements de la sirène, elle s'était réfugiée derrière l'asile des vieillards, à l'ombre du manguier où elle avait guidé tes premiers pas. Elle a pleuré tu sais, elle me l'a dit dans sa première lettre, tant le départ de son petit Julien lui causait de chagrin. C'était comme si la mort l'avait frappé. Seuls, Marraine George et l'oncle Paul nous ont accompagné. Alors, quand cette fois-ci pour de bon le Colombie a commencé à prendre le large, j'ai concentré toute la puissance de mes yeux sur leurs petites silhouettes jusqu'à ce qu'elles se fondent, d'abord dans la foule des parents, puis dans la masse ocre et verte de Fort-de-France. Bientôt je n'ai plus vu, dans le soleil blanc de ce jour de carême, que le frisson d'écume des plages caraïbes, le moutonnement des mornes ourlés de caféières, la découpe brutale des pitons du Carbet avec, au loin, la croupe sombre et menaçante du volcan.

           Et puis ce fut la mer ouverte devant nous comme une mâchoire de requin. Man Anna, craignant sans doute de m'avoir attristé, eut un petit sourire et je suis prêt à le jurer, bien que nous fussions dans l'hémisphère nord, l'étoile du berger brillait au fond de son regard.

 

José Le Moigne

In Chemin de la mangrove

L'Harmattan 1999

 

Par le breton noir - Publié dans : Textes - Communauté : Antilles
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Lundi 24 octobre 1 24 /10 /Oct 19:20

 

 

 

IMG_0004_NEW.jpg

 

 

 

Ici
et maintenant

comme un petit serpent
lové sur son mystère

la présence de l'ombre

José Le Moigne
28 avril 2009

 

 

 

                       Lavi-a sé isia

                      ek atjèlman

                      kon an ti sèpan

                      maré asou sa i pa sav

                      nou pa konnet tousa ki pasé

 

 

 

                                                                  Traduction Igo Drané

Par le breton noir - Publié dans : poèmes - Communauté : Mots métissés, paroles créoles
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Samedi 22 octobre 6 22 /10 /Oct 01:24

4-MARTINIQUE-CLARINETTE-016.jpg

Photographie : Christine Le moigne-Simonis

 

        Elle me disait aimer le jazz, le cinéma, la musique classique et la chanson française. Des goûts étrangement classieux comme aurait dit Gainsbourg, mais il ne me fallut pas très longtemps pour comprendre qu’ils n’étaient que le parfait décalque de ceux des étudiants petit-bourgeois qu’elle fréquentait le soir, lesquels singeaient, avec une bonne décennie de retard, les zazous de Saint Germain des Prés et se prenaient pour Boris Vian. Il y avait eux pour l’ordinaire et moi pour l’extraordinaire. Je n’aimais pas ce découpage qui me renvoyait à ma condition de fils d’ouvrier et à mon inculture supposée. Souvent, quand elle parlait de Mezz Mezzrow – dont l’autobiographie, Really the blues, venait d’être traduite – de King Oliver, Kid Ory et autre Barney Bigard, il me semblait qu’elle s’amusait à me faire la leçon. Le pire, c’était quand elle évoquait Ray Charles. The Genius ! C’était du dernier snob ! Un vrai banana split ! Pourtant, l’honnêteté m’oblige à dire ici que, bien avant qu’ils ne deviennent des légendes avec des titres comme Moaning et Blue march for Europe N°1, c’est elle qui m’initia à Art Blakey et aux Jazz Messengers. Ainsi, malgré tous mes sarcasmes appuyés, je lui suis redevable d’un peu de ma culture musicale.

       Qu’elle en soit donc remerciée.

       Le cinéma rétablissait l’égalité. De fait nous l'apprenions ensemble. Jusque-là, bien que nous fussions plus pauvres que Job sur son tas de fumier, notre mère s’était toujours arrangée pour que, le dimanche, du moins le plus souvent possible, nous puissions, mon frère et moi, nous rendre à la séance que donnait le Celtic, en haut de Lambezellec. En effet, notre quartier provisoire – un provisoire qui semblait ne jamais avoir de fin – ne possédait pas de salle. J’ai encore dans l’oreille les claquements secs des sièges en bois, le brouhaha, les hurlements parfois qui montaient de l’orchestre, les jappements de l’agent de police qui, accoudé aux montants de la porte à battants à côté du pompier, était chargé de maintenir l’ordre.

       Dès l’entracte passé, la magie s’installait. Toute l’encyclopédie des séries B s’ouvrait à nos yeux ébahis. Impossible de tout citer de cette manne inépuisable de westerns, de films de cape et d’épée ou de péplums. Une exception, L’homme des vallées perdues, de George Stevens, avec Alan Ladd et Jack Palance. Grâce à ce western lumineux, lauré en 1954 par l’Oscar de la photographie − ce qui nous faisait une belle jambe alors - lorsque je songe à notre vieux ciné, c’est d’abord un ciel pommelé que je vois, avec, s’échappant de la cheminée d’un ranch de montagne, des volutes de fumée qui, en prenant leur temps, se mêlent aux nuages. Assis sur la barrière, winchester à la main, un homme dont je me souviens qu’il se prénommait Shane, regarde, avec des yeux emplis de nostalgie, l’enfant que j’étais en ce temps.

        Le Commedia était le temple du cinéma d’auteur. Nous ne l’avions pas choisi. Il se trouvait au lieu de rendez-vous et le timing imposé par la dame à la 203 interdisait toute autre alternative. Nous n’eûmes pas à le regretter. Une fois passé la façade austère et le hall d’une froideur de béton, l'on se trouvait dans un ravissant théâtre à l’italienne avec sa mezzanine, ses appliques électriques en formes de flambeaux, ses fauteuils couverts de velours bleus qui plongeaient vers la scène, son rideau rouge masquant l’obscénité de l’écran blanc.

      Je suis frappé depuis toujours par la facilité avec laquelle on utilise les métaphores musicales lorsqu’il s’agit de cinéma. De tel film, on dira qu’il chante sa petite musique de nuit, d’un autre qu’il a la démesure d’un opéra rhénan, et de tel autre encore qu’il pétille comme une valse de Vienne.

      Dans cet ordre d’idées, L … se souvient-elle encore du choc que fut pour nous la projection de L’île nue du Japonais Keneto Shinto ? Un véritable oratorio qui, pour ce qui me concerne, modifia à jamais ma conception du cinéma. Comment décrire un vrai bouquet de sensations ? Sur une île quasiment désertique de l’archipel de Senonakai, une famille travaille sans relâche pour faire pousser des légumes et des graminées. La difficulté de leur tâche vient essentiellement du manque d’eau qu’il faut aller chercher sur l’île voisine au prix d’efforts ininterrompus. Un jour un des deux enfants meurt. Pas de dialogues, une absence presque totale de scénario, une musique obsédante qui plonge le spectateur dans une bulle de beauté et de contemplation.

         L’île nue est un poème symphonique.

 

                           José Le Moigne

                                    Inédit

Par le breton noir - Publié dans : Textes - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Mercredi 19 octobre 3 19 /10 /Oct 18:17

 

l-horizon.jpg

L'horizon, photographie : Fanny Galand

 

Mourir

c’est peut-être

cette odeur âcre de frontières

qui passe sur le bief

où le fleuve s’obstine

à unir ses lèvres

aux lèvres des montagnes

José Le Moigne

Plourarc’h

19 octobre 2011

 

Par le breton noir - Publié dans : poèmes - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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